Rêve médiéviste

Par chemin faisant, l’air de rien,
Lisant mot pour mot le parchemin
Reçu du messager pied nus.
Imaginant son visage,
Le soleil réchauffait ma peau.
Je buvais chaque phrase,
Je goûtais chaque mot
Du chevalier inconnu,
M’ayant aperçue au loin,
Comme un mirage sur l’eau.

Je rêve, je rêve, je rêve, je rêve,
Y- a -t’il encore des messagers?
Je rêve, je rêve, je rêve, je rêve,
Où sont passés,les chevaliers.

Je dormais près de l’étang,
Un oiseau effleurant ma joue.
Je me réveillais tout à coup,
Inconsciente du moment.
Je cherchais le parchemin
Reçu d’un étranger pied nus,
En laissant mon subconscient
Se jouer de moi un moment.
Pour rêver l’instant… l’instant présent.

Je rêve, je rêve, je rêve, je rêve,
Y a- t-il encore des messagers ?
Je rêve, je rêve, je rêve, je rêve.
Y a-t-il encore des chevaliers ?

Par chemin faisant, cheveux au vent,
À la main, livre médiéviste,
Je m’étais laissé emporter
Par l’époque des chevaliers.
Voltigeant près de l’étang.
Ce bel oiseau familier.
S’envole le rêve dans le temps.
L’illusion du parchemin,
Comme un mirage au loin.

Je rêve, je rêve, je rêve, je rêve,
S’envole le rêve dans le temps,
Je rêve, je rêve, je rêve. Je rêve,
L’illusion du temps présent.

Jacqueline Savard