
Samedi d’automne
Le givre couvre les feuilles
Couleurs en dérives
Le Silence est là
C’est la loi du grand hiver
Restons bien au chaud
A moins de partir
Main dans la main, cœur à cœur
Amitié lointaine.
Suite a tes écrits
Nuits d’automne agitées
Le vacarme est là
La pluie et le vent
La rivière sort de son lit
Maisons bousculées
Les gens dans la rue
L’étendue d’eau dans les champs
Malheur dans les cœurs
Courage a deux mains
Nettoyage chagrin d’amour
Refaire vie normal.
Texte Michel Jacqueline

Poussière en silence
Le bitume de la route
Couleur de tristesse
Oiseau du matin
Sur l'herbe verte brillante
Le son disparaît
Amour sans distance
Pour les années de tristesse
Voiles de nos larmes
Larmes des enfants
Sur le bord de nos chemins
Ruisseau de la mort
Pétales de rose
Souffles des vents de printemps
Tapis de tendresse -
Le chat dans la cour
Les oiseaux gris sur les fils
Calme est le tableau -
Révolte d' enfants
Surprenant événement
Plus fort que les larmes -
Entend le tonnerre
Comme canon au lointain
Ce n'est pas la guerre -
Barque du pécheur
Accrochée près du grand pont
Nos pauvres poissons -
La pluie sur le toit
Martèlement de baquettes
Musique de mars -
Michel
Deux moineaux innocents
Sur le trottoir picorant.
Qu'importe le bruit,
Qu'importe la foule qui nuit
Leur nourriture est là,
Se pencher plus bas !
Quelques miettes de pain
De quoi couvrir sa faim.
Ils se fichent de nous
Il se fichent de tout.
L'avenir est devant eux
Peu de chose pour être heureux .
Bientôt ils s'envoleront,
Pour aller vers des moucherons
Dessers pour leur repas
Qu'ils ne manqueront pas.
Puis dans quelques instants,
Franchissant l'espace et le temps,
Vers leur nid s'en iront
Retrouver leurs oisillons.
Si nous pouvions être comme eux,
Nous serions plus heureux !
Sans soucis du lendemain,
Nous serions plus humain !
Bises Chaleureuses

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http://poemierbaudouin.free.fr
Quatre pieds sur le sable,
Ont tracé ces deux cœurs !
Dessin du bonheur
Mais...support instable !
Face à l'océan,
A ses douces vagues,
Traces qui s'élaguent
...Reste le néant !
L'amour était fort,
Mais la marée dense
Porte le silence
Sans aucun effort.
Reste dans le ciel,
Deux goélands blancs,
Dans le vent...planant,
Forme immatérielle.
Vient un autre jour,
De nouvelles traces...
L'amour a sa place,
Et deux cœurs toujours !
Et tout recommence,
Des pas et la mer
Souvenirs amers
Du futur...semence!

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Entre ciel et terre
Souvenirs du futur
Dans les herbes, les usines oubliées, L’automne
C’était l’automne les feuilles tourbillonnaient et dégringolaient sur le sol froid et uligineux. Les chaussées couvertes de feuilles jaunes tachées d’une jolie couleur brune, s’arrachaient des arbres par la violence du vent, le temps était venu de laisser place à l’automne. Il soufflait très fort et entassait les feuilles dans les rues qui semblaient moins grises, et tellement moins triste. Je marchais seul dans le parc, et je réalisais que le printemps était loin. Soudain mes yeux percevaient une silhouette... était-ce un ange ? Non, c’était une jeune femme coiffée d’un joli chapeau, et d’une voilette qui lui cachait mystérieusement son visage. Assise sur le banc elle lisait un livre en tournant doucement les pages avec ses mains joliment gantées, et donnait l’impression d’être ailleurs.
Elle avait la grâce d’une ladie, et suivait les lignes de son ouvrage pour ne point perdre le fil de son histoire.
Sur le moment j’eus la vague idée que son esprit flottait dans l’au de là, elle semblait si loin ! Puis tout d’un coup, un oiseau me déconcentrait pour s’envoler subitement de l’arbre. Pendant un bref instant mes yeux étaient figés sur cette petite créature qui cherchait en vain à picorer. Très vite mon oeil revenait vers elle, le banc était toujours là... Mais la jeune femme avait disparût ! Mon cœur battait si fort que l’on pouvait croire qu’elle s’était échappée de mes mains ! C’était une fée, une princesse, c’était le coup de foudre ! Mon cœur me faisait très mal pour cette jolie inconnue. Je parcourais comme un fou le parc pour la retrouver, afin d’échanger avec qu’elle quelques mots. Mais la déception fut violente et douloureuse, la belle étrangère m’avait séduit et s’évaporait comme par enchantement dans les airs. C’était un Automne pas comme les autres mon cœur tourbillonnait comme les feuilles, peut- être poursuivais- je une ombre ?
Patricia
ENFANCE
Il est bien loin déjà le temps de notre enfance
Et aujourd'hui souvent nous repensons émus
A tous ces bons moments de joie et d'insouciance
Où notre âme rêvait tout là haut dans les nues
Nous étions jeunes alors et notre esprit volage
Se moquait sans pudeur des règles établies
Nous n'étions ni méchants ni vulgaires ni sages
Seulement des enfants à qui la vie sourit
Enfance! Enfance! Où es-tu donc passée
Nous te cherchons en vain dans tous nos souvenirs
Et même si au travers d'eux nous t'avons retrouvée
Le temps a réussi Hélas! à te faire mourir
Il est bien loin déjà le temps de notre enfance
Où notre âme rêvait tout là haut dans les nues
Mais tous ces bons moments de joie et d'insouciance
Hélas! ils sont partis nous ne les verrons plus!
Malpas Eric
MON HOMME
C’est un grand jour aujourd’hui
Pour toi mon mari chéri.
Je voudrais qu’il dure toujours.
Le temps nous apprend beaucoup de choses.
Il y a des jours pour l’amour,
Il y a des jours de pluie,
Il y a des jours d’ennui,
Il y a des jours de froid,
Il y a des jours d'émois,
Il y a des jours de grands vents,
Ce sont tous des contretemps.
Mais lorsque l’amour est plus fort que tout,
À l’horizon se lève l’arc-en-ciel
Il n’y a rien de pareil,
Nous nous croyons au 7e ciel.
Pour que l’amour dure longtemps
Je le compare à un feu.
Un feu pour qu’il nous réchauffe,
Il faut lui mettre du bois régulièrement
Sinon le feu meurt.
Comme l’amour que l’on néglige,
Tout comme le feu presque éteint
Dans lequel je replace quelques brindilles,
Tout à coup j’entends le feu qui pétille.
Après quelques minutes la chaleur revient,
Il réchauffe à nouveau notre demeure
Et aussi nos cœurs
C’est ça ma recette de bonheur.
Rose Gendron Lévesque
Toutes copies interdites sans l’autorisation de l’auteure.
MA GASPÉSIE
Gaspésie, toi qui m’as vue naître,
Toi qui m’as vue grandir,
Toi qui m’as vue m’épanouir
Coin de terre magique,
Tu es riche et unique,
Tu attires tous les gens,
Même par grands vents.
Les courbes de tes caps de pierres me séduisent,
Tes forêts magiques m’enchantent,
La neige éternelle du Mont- Albert me fascine.
Tout ce que tu caches au fond de tes eaux
M’émerveille et me régale
Ton sable me rafle la peau,
Ton unique Rocher Percé
Est d’une très grande beauté.
Tes eaux salées passent par tous les bleus
Parfois même me font peur
Revoir la maison de mes parents
Qui est toujours là à tes pieds
Me ramène au passé et au présent.
Je t’aime même si je suis loin de toi,
J’éclate de joie quand je te revois.
Gaspésie tu étais terre de misère,
Gaspésie terre douce et amère,
Gaspésie terre accueillante et attirante,
Gaspésie terre de mes ancêtres,
Les gens de partout en font le tour
En autos, en vélos et à pieds
Tu resteras la Gaspésie de mes amours.
Rose Gendron Lévesque
Toutes copies interdites sans l’autorisation de l’auteure.
Maman
Maman tu m’as tout Donné
Au fil des jours et des années.
Maman tu m’as donné confiance
Quand je manquais d’assurance.
Maman tu m’as donné espoir
Quand je croyais ne plus en avoir.
Maman tu m’as donné réconfort et soutien
Quand j’en avais besoin.
Maman tu m’as montré le savoir-vivre
Quand je me laissais aller.
Maman tu m’as inculqué l’honnêteté
Quand je voulais tricher
Mais avant tout tu m’as donné la vie
Aujourd’hui maman je t’en remercie.
Maman tu me manques.
Rose Gendron Lévesque
AVOIR UNE AMIE
Il est rare d’avoir une bonne amie
Qui soit toujours là
Pour parler de mes problèmes
Qui peut m’écouter
Qui peut m’appuyer
Qui peut me donner des conseils
Les meilleurs pour moi.
Il m’arrive parfois d’être irritable
D’avoir des ennuis
Mais tu es toujours là
Tout comme la veille
Parfois malgré ma mauvaise humeur.
Tu es toujours là
Tu butines comme une abeille
Pour garder notre amitié aussi forte.
Avec tous les efforts
Nous nous comprenons mieux chaque jour
Nous nous soutenons mutuellement
Du passé au présent
Merci de savoir écouter
Merci de ton soutien chaque jour
Merci de ton temps
Tu seras toujours ma meilleure amie
Pour tout ce que tu m’as donné
Pour m’avoir supportée
Merci mon amie.
Rose Gendron Lévesque
Les Noëls d’autrefois
Que reste-il de nos Noëls d’antan,
Les Noëls de nos parents,
Les Noëls de mon enfance
Qui commençaient par la naissance de l’enfant Jésus
À la messe de minuit dans une église remplie de gens
Qui priaient et chantaient,
Qui à la sortie se donnaient la main
En se faisant toutes sortes de souhaits?
Que reste-il de nos Noëls,
Où la maison était envahie par la famille,
Où les tables étaient remplies de cuisine maison
Faite avec patience en respectant les traditions
Par nos mères et nos grands-mères,
Un vrai régal pour les yeux et l’estomac?
Que reste-il de nos Noëls,
Où dans un bas fait par maman,
Nous avions une pomme, parfois une orange
Et quelques petites choses qu’elle avait faites
Spécialement pour nous en cachette
Sans faire de dettes?
Que nous reste-il de tous ces Noëls?
Des souvenirs, des coutumes un peu perdues
Que j’ai tenu à inculquer à mes enfants
Pour que la fête de Noël demeure unique
Et fêtée comme les Noëls d’autrefois.
Rose Gendron Lévesque
L’écriture
L’écriture commence là-bas, au loin, là
Dans mon enfance.
Elle s’arrête au loin, là où l’on ne voit plus rien,
Que l’au-delà.
L’écriture c’est le témoin du vide,
Le témoin du plein.
Quelques lignes écrites au fil des émotions,
Lancées dans le fleuve de l’interrogation
Disent de nous nos divers horizons.
Pourquoi la connaissance de ce que je suis,
Comme la mer s’éloigne-t-elle d’elle-même?
Peut-on percer dans les rayons de l’écriture
Ce soleil qui surnage dans le fleuve de notre quotidien?
Soutenues par mes marges.
Les fioritures de mes émotions
Se terrent au gré des jambages de mon langage.
Il faut partir à la découverte du sens de la graphie.
Entendre sa voix, son souffle,
La musique du crayon.
Découvrir sur la plage de son écriture,
Le coquillage sous lequel
Se cache la personne.
Jean-Paul Gagné